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Bordeaux est une ville qui souhaite s’ouvrir sur le monde de l’art contemporain et le transmettre au plus grand nombre. Juppé a raclé les fonds de tiroir de l’état pour mettre en place le festival Evento. C’est à cette occasion que la mairie a fait venir les divas des Peaches pour un concert gratuit en plein air.
Ni une ni deux j’attrape un camarade et nous voilà plantés devant la scène attendant impatiemment le spectacle. Le public arrive doucement mais sûrement. La tension commence à monter. Certains frappent des mains et appellent le groupe qui se fait désirer. Je les ai déjà vu cet été à la route du rock et cela avait été le meilleur concert du week-end, j’espère que je vais encore une fois prendre une claque.
Le concert commence, les musiciens arrivent sur le générique de « l’agence tous risques » et font mousser le public. Ça marche à mort, et les gens sont à point lorsque qu’arrive la chanteuse entourée de tule rose fluo ! On dirait un gros bonbon… que certains croqueraient bien ! Et c’est parti pour un show de 1h30 !
On en prend plein les yeux et les oreilles! Tout le monde court tout le temps sur scène, on change de tenue, toutes plus excentriques les unes que les autres, on hurle, on danse…c’est encore une fois très bon !
La mise en scène est parfaite ! Pour preuve le duo virtuel avec Shanda K que l’on voit en film projeté grandeur nature aux côtés de la chanteuse des Peaches. On dirait qu’elle est là et on se prend à vouloir l’applaudir pensant qu’elle nous entend.
Et puis Les Peaches savent jouer avec leur public ! On a l’impression de faire partie du spectacle, nous ne sommes plus seulement spectateurs mais également acteurs du show. On se fait bousculer, encourager, insulter… Même lorsqu’un mec monte sur scène complètement déchiré, la chanteuse se jette sur lui et l’emmène au milieu de la scène pour que tout le monde voie bien les coups de coude et d’épaule qu’elle lui met dans les côtes ! On ne provoque pas la diva ! C’est elle qui mène le jeu et qui décide ! L’agent de sécurité venu récupérer le malheureux aura du mal à l’arracher aux griffes de la lionne !
Elle est affamée et hurle des « fuck you » et crache des « Allé Bo’deaux » au visage du public. C’est ce qu’on appelle une « artiste de proximité » ! Elle n’hésite pas à se jeter à plat ventre sur la marrée humaine et se fait porter jusqu’à moi où mon regard croise le sien. Brrrr…elle fait autant peur qu’elle est charismatique !
Je m’extirpe tant bien que mal du milieu du public tellement il y a de monde et peu de place pour respirer. Je veux aussi profiter du concert d’un peu plus loin où on a une vision de toute la scène et du spectacle.
Les projecteurs jettent un arc en ciel de couleur dans les airs et la chanteuse sort son sabre laser pour encore une fois titiller le public. C’est réellement un beau moment esthétique. Le public est complètement sous le charme et en redemande. Ils remontent sur scène avec le morceau why don’t you talk to me qui fait sauter tout le monde jusqu’à la fin.
Ce joli rappel finira de nous convaincre que ce groupe est juste la parfaite combinaison entre féminité, vulgarité et talent.
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