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29 07 09

La route des festivals : Solidays

La saison avait fort bien débuté avec une 9ème édition des Papillons de Nuit, sold out et sous le soleil, l’été n’attendant que les hymnes pop des Kooks ou les beats foudroyants des Birdy Nam Nam pour s’installer.

Cette mise en bouche plutôt savoureuse passée, nous allions nous attaquer aux poids lourds des rendez-vous estivaux.

1ère étape : Solidays.

Vendredi 26 juin,  c’est sous le soleil que nous débarquons sur l’hippodrome de Longchamp. La programmation est alléchante, la cause importante, pas de raison de résister.

ambiance à Solidays par monsieurlam

ambiance à Solidays par monsieurlam

Alors que nous arrivons dans un site déjà bien rempli, c’est Lexicon qui a investi le dôme. Groupe hip-pop tout droit venu de Los Angeles, le groupe est en phase avec l’ambiance qui règne sur le festival, un set entrainant, ultra-positif qui fait tout autant penser aux Beastie Boys qu’à Bloodhound Gang. Le groupe  à l’énergie et au fun communicatif , pâtira cependant d’un  son très moyen qui nous empêche de rentrer totalement dedans, mis à part lors du tube autoproclamé de ces Solidays, l’excellent « Junk Food ».

Petit tour chez nos amis des Stuck in the sound, un set rodé, un  mix de leurs deux albums qui dévoile un groupe puissant et plus qu’efficace, dommage qu’ils jouent si tôt dans tous les festivals, ça donne envie de les voir avec un gros light show et un public déjà chaud. Nous essayons de passer le plus vite possible devant la grande scène où se produit The Do, groupe un peu lassant sur la longueur. L’afro beat de Tony Allen nous entrainera juste ce qu’il faut pour passer aux choses sérieuses, bon concert, point.

La nouvelle révélation rock anglaise, enfin une des 50 que nous pond le NME*, s’appelle Hockey. Hymnes pop directement identifiables, on peut tout de suite voir le potentiel FM du groupe, ultra efficace, enjoué, les anglais sont sur leur terrain de jeu et confirment leur statut de « next big thing » de la brit-pop.  Mais le concert de la soirée, voire du week-end viendra sans nul doute possible de Poni Hoax. Un set parfait, on retrouve leurs influences new wave et italo-disco, l’énergie d’un groupe rock live en plus. Les tubes sont là, de Antibodies à Budapest, ils nous auront plus fait danser que tous les groupes présents lors des nuits électro cumulées. Ils confirment leur rôle de meilleur groupe français, haut la main !

Les Ting Tings par monsieurlam

On remercie Joey Starr de s’être fait embarquer pour ne pas avoir à choisir et on laisse Kool Shen se démener pour sauver les meubles face à ce que l’on pourra appeler « le fiasco estival ». La nuit est tombée, la, bière a coulé, prêt pour le dancefloor, et dieu sait que votre cher programmateur aime le clubbing. Et il restera pourtant dans les starting-blocks. Entre un Yuksek qui déballe ses tubes sans énergie scénique (on ne sait d’ailleurs toujours pas ce qu’il fait sur scène) et les DJ sets de South Central et Digitalism qui sentent la naphtaline et le renfermé, voici une nuit électro qui n’est pas de la première fraicheur, quand on a entendu quatre fois les mêmes tracks, ça finit toujours au bar. Un peu de repos est nécessaire.

Samedi 27 juin,  le soleil ne nous a pas abandonné, un petit brunch et c’est reparti. On court vers le chapiteau pour ne rien rater du concert de Sefyu. Quelle claque ! Un set ludique, puissant, des productions qui prennent toute leur ampleur, des textes ciselés et  de l’énergie à revendre plus qu’il n’en faut. Sefyu confirme et se voit être définitivement un des meilleurs rappeurs, en France, actuellement. Molotov 4 retournera un public venu en masse. Se-se-se-se-sefyu quitte la scène sur un remix entre club et dubstep de Molotov 4, le public est aux  anges.

Direction Miss Platnum et sa soul balkanique, agréable grâce au tube qu’est Give me the food mais dispensable tout de même. Sur la grande scène, c’est à Beat Assaillant de s’y coller, devant une foule compacte, la sauce prend parfaitement et fait décoller le public avec leur soul-hip-hop, un concert groovy, parfait pour danser bien accompagné…

Beaucoup d’impasses aujourd’hui, The Ting Tings habituellement inintéressant sur scène, Keziah Jones ou Amadou et Mariam…. non, trop peu pour moi. Mais la nuit tombe vite et il est temps de se dégourdir les jambes. Alors qu’Autokratz n’a pas encore les épaules pour assurer sur les grands espaces (je conseille plus de les voir en club), cette soirée électro sera tout de même de bien meilleure tenue que la veille. Voici venue la déferlante Kuduro (merci  Galliano), Buraka Som Sistema qui a sorti le très bon « Black diamond » il y a peu fait un set de très bonne tenue, dansant et électrisant, souvent à la limite du mauvais goût mais tellement euphorisant.

Vient enfin Surkin avec un mix parfait, ghetto tech, house, club, tout y passe, un set tout en dynamique, hommage à Michael Jackson parfaitement placé, un régal ! Surkin sait très bien driver son public, fin idéale. Mise en jambe réussie, prêts pour la suite, prochaine étape : Belfort.

* NME : journal hebdomadaire musical illustré britannique.

Galerie de MonsieurLam Dans la playlist : Sefyu Dans la playlist : Poni Hoax Dans la playlist : Surkin

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